| Le L.S.D.25 Le diéthylamide de l'acide lysergique, appelé L.S.D.25 est le plus connu des hallucinogènes utilisés dans le monde occidental. Ses propriétés furent découvertes par hasard vers la fin de la première moitié de notre siècle. Il est dérivé de certains alcaloïdes de l'ergot de seigle, champignon parasite des céréales. Les propriétés médicinales de ce dernier semblent avoir été connues dans les temps éloignés. Il paraît avoir été utilisé en Chine ancienne et dans la civilisation aztèque précolombienne, 2 à 3 000 ans avant J.-C. Les premières épidémies d'ergotisme éclatèrent à Paris en 945 sous le nom de " peste de feu ". D'autres, en période de famine prirent le nom de "feu sacré" ou "feu de St Antoine". Voir l'histoire du médecin de GIGA : son père médecin dans les années 50 en Provence avait décelé une épidémie d'ergotisme et avait dû faire appel aux autorités sanitaires et à l'armée pour mettre en quarantaine la population d'un petit village dont certains habitants présentaient des signes d'hallucinations graves, certains en étaient morts. Un des signes de ce mal consistait en la gangrène des extrémités entraînant le dessèchement et la chute des membres. En fait le pain de seigle préparé avec des grains ergotés en était responsable. Ce dernier exerçait ses ravages en période de disette parce que, pendant ces temps difficiles, on ne séparait pas le seigle de l'ergot pour des raisons d'économie. En 1934 on isole l'acide lysergique, noyau commun à tous les alcaloïdes de l'ergot. A partir de 1918, deux chercheurs qui avaient préparé une série de corps de synthèse, fabriquent la 25e d'une série de 27 molécules synthétisées : le Lysergic Diethylamid Saure (dénomination allemande). L'acide fut au centre de la grande vague psychédélique des années 60 aux U.S.A. et plus tard en Europe, de 1967 à 1974. La consommation orale du L.S.D. prit au fil du temps divers aspects de présentation : de la goutte de L.S.D. déposée sur un simple morceau de sucre ou sur un buvard, aux" pills " et aux cristaux. Aujourd'hui : Il se présente sous la forme d'un buvard, d'une "micropointe" (ressemblant à un bout de mine de crayon) ou sous forme liquide. Un "trip" contient entre 50 et 400 micro-grammes, de LSD. Le LSD est un hallucinogène puissant. Il entraîne des modifications sensorielles intenses, provoque des hallucinations, des fous rires incontrôlables, des délires. Ces effets, mentalement très puissants, sont très variables suivant les individus. Un "trip" dure entre cinq et douze heures, parfois plus longtemps. La redescente peut être très désagréable ; l'usager peut se retrouver dans un état confusionnel pouvant s'accompagner d'angoisses, de crises de panique, de paranoïa, de phobies, de bouffées délirantes. L'usage de LSD peut générer des accidents psychiatriques graves et durables. Les amphétamines ou speed Les amphétamines (speed ou ice ou cristal) sont des psychostimulants puissants et coupe-faim. Elles se présentent sous forme de cachets à gober ou de poudre à sniffer. Elles sont très souvent coupées avec d'autres produits. L'association avec de l'alcool ou d'autres substances psychoactives comme l'ecstasy (MDMA) accroît les risques. Stimulants physiques, elles donnent la sensation de supprimer la fatigue et l'illusion d'être invincible. Les effets durent plusieurs heures. Leur consommation peut entraîner une altération de l'état général par la dénutrition et par l'éveil prolongé conduisant à un état d'épuisement, une grande nervosité et, parfois, des troubles psychiques (psychose, paranoïa). On peut assister à l'apparition de problèmes cutanés importants (boutons, acné majeure). La descente peut être difficile, provoquer une crispation des mâchoires, des crises de tétanie, des crises d'angoisse, un état dépressif, et comporter des risques suicidaires. Ces produits s'avèrent très dangereux en cas de dépression, de problèmes cardio-vasculaires et d'épilepsie. Les poppers Les poppers sont des vasodilatateurs utilisés en médecine pour soigner certaines maladies cardiaques. Sniffés à des fins non médicales, leurs effets sont quasiment immédiats : brève bouffée vertigineuse et stimulante. L'usager ressent une sensation de vive chaleur interne et sa sensualité est exacerbée. Cet effet dure à peu près deux minutes. La consommation fait apparaître des plaques de rougeur sur la peau, provoque des vertiges, des maux de tête qui peuvent être violents mais de courte durée et augmente la pression interne de l'œil. À forte dose, les poppers peuvent créer une dépression respiratoire, endommager les cloisons nasales. Une consommation régulière entraîne des anémies graves (fatigue due à la baisse de la capacité des globules rouges à fixer l'oxygène), des problèmes passagers d'érection, des rougeurs et des gonflements du visage, des croûtes jaunâtres autour du nez et des lèvres. Concentrés, ils provoquent des vertiges violents, voire des malaises. Les poppers contenant des nitrites de butyle et de pentyle sont interdits au public depuis 1980. Le GAMMA OH ou le GHB Le Gamma OH est connu sous de nombreuses appellations dont les plus courantes sont "GBH" (Grievous Bodily Harm), "GHB", Liquid Ecstasy, Fantasy... Il est vendu en poudre ou en granulés à dissoudre dans l'eau. Il est utilisé en anesthésie et plus particulièrement en obstétrique. Il est utilisé à des fins non médicales ou abusivement depuis une dizaine d'années. Son utilisation est devenue festive et parfois criminelle, d'où son nom de "date rape drug" (drogue du viol), en raison des propriétés de la molécule : amnésie, état semblable à l'ébriété, délais d'action très courts. Des cas de coma ont été observés notamment lors d'une absorption simultanée d'alcool. Kétamine ou Spécial K La kétamine présente des effets hallucinogènes et elle possède des propriétés anesthésiques et analgésiques. Vendue sous forme de comprimés sous le label "ecstasy", elle est souvent associée à des substances ou à des médicaments tels que l'éphédrine ou la sélégifine au Royaume-Uni. Connue sous les appellations Ket, Ketty..., elle est "sniffée" en ligne pour ses effets hallucinogènes dans les "rave parties". Elle est notamment très souvent utilisée dans les expériences de "voyages aux confins de la mort" (near death expérience), sous le nom de "Vitamine K" ou de "Special K". L'utilisation illicite de la kétamine est dangereuse en raison des effets entraînés tels que : - perte de connaissance accompagnée de vomissements et risque d'asphyxie par invasion pulmonaire des vomissements ;
- troubles d'ordre psychique (anxiété, attaques de panique), neurologiques (paralysies temporaires) ;
- troubles digestifs (nausées, vomissements).
En cas de surdosage, il y a risque d'arrêt respiratoire et défaillance cardiaque. Il n'existe en France que des spécialités injectables à usage humain, pratiquées à l'hôpital ou à usage vétérinaire. |