- faites établir soit par un médecin légiste, soit à l’hôpital, un certificat de coups et blessures
- conservez les preuves et témoignages des violences que vous subissez
- prévoyez l’urgence et préparez un sac de départ déposé en lieu sûr
- si vous le pouvez, prévoyez un hébergement (amis, famille, centre d’hébergement), voire, si vous avez des ressources propres, déposez des demandes de logement
- prenez contact avec les lieux où vous pouvez obtenir des conseils, être écoutée, faire le point et prendre une décision (voir : Les associations et des lieux d’écoute près de chez vous)
- rassemblez le maximum de papiers : livret de famille, carte d’identité, carte de séjour si vous êtes étrangère, passeport, carnet de santé et de vaccination de vos enfants, carte (ou numéro) de votre Caisse d’Allocations Familiale, de votre mutuelle, certificats de travail, bulletins de salaire, dernière feuille d’imposition, factures importantes, titres de propriété et tous contrats (bail, crédit en cours), carnet de chèques et livret de Caisse d’Epargne.
- rendez vous auprès des services de police ou de gendarmerie, afin de faire ce qu’on appelle un " dépôt de main courante " ou porter plainte. Dans tous les cas, informez vous auprès de juristes ou avocats : il existe des consultations gratuites. Selon vos ressources vous pouvez bénéficier de l'aide juridictionnelle totale ou partielle.
- Allez à la Caisse d’Allocations Familiales pour obtenir le versement de vos prestations sur un compte à votre seul nom. Si vous n’en avez pas, ouvrez en un dans une banque et faites annuler toutes les procurations existantes.
- Par la même occasion, renseignez vous auprès de votre CAF sur vos nouveaux droits si jamais vous décidez de partir de chez vous, en effet votre situation peut ouvrir des droits APU, RMI, et/ou pension alimentaire
Si vous êtes mariée et que vous voulez quitter le domicile conjugal
- Signaler votre départ au Commissariat ou à la gendarmerie la plus proche de votre domicile si vous vous estimez en danger. Vous n’aurez pas à attendre l’autorisation préalable du juge, et votre départ ne sera pas qualifié "d’abandon de domicile conjugal ".
- Emportez avec vous les papiers mentionnés.
Si vous souhaitez partir avec vos enfants vous pouvez demander à un juge "les mesures urgentes " :
Vous serez autorisée à quitter le domicile conjugal avec vos enfants en raison du danger de la cohabitation dans le cadre d’une procédure judiciaire, dès le dépôt de la requête en divorce ou en séparation de corps. Pour que vos enfants puissent légalement rester auprès de vous il faut que cette requête fixe la résidence des enfants chez la mère.
Si vous n'êtes pas mariée
Vous pouvez partir librement avec vos enfants. Mais il faut que vous saisissiez rapidement le Juge Aux Affaires Familiales du tribunal de Grande Instance du domicile conjugal qui fixera la résidence principale des enfants, le droit de visite pour l’autre parent et la pension alimentaire.
Si vous cherchez un hébergement d’urgence
Adressez-vous à l’assistance sociale de votre quartier, éventuellement au Maire de votre commune.
Vous pouvez également contacter les associations mentionnées ci-après, beaucoup d’entre-elles proposent des hébergements provisoires. Sans cela elles vous renverront vers des foyers d’accueil ou d’hébergement.
Vous pouvez porter plainte…
Le fait de porter plainte constituera une preuve en cas de procédure judiciaire ultérieure. Elle mène à la condamnation de l’agresseur.
Il faut vous adresser au commissariat ou à la gendarmerie.
ou signaler les violences
Si vous ne désirez pas porter plainte, de peur des représailles vous pouvez signaler les violences sans engager de poursuites contre l’agresseur. Les violences sont alors inscrites sur le registre de la "main courante " au commissariat. Cette démarche ne permet pas d’entamer une procédure judiciaire mais seulement de garder une trace des faits, qui pourra être utile au moment d’une éventuelle action en justice (divorce, plainte).
Les associations
La Fédération Nationale Solidarité Femmes
102, quai de la Rapée, 75012 Paris (fédération d’associations luttant contre toutes les formes de violence envers les femmes et les enfants).
01 40 02 02 33.
SOS Femme — violence conjugale
01.40.33.80.60
du lundi au vendredi de 7h30 à 23h30 et le samedi de 10h à 20h
Des lieux d'écoute près de chez vous
Si aucun n’est mentionné dans votre région, ceux-ci vous renverront vers des structures identiques, près de l’endroit où vous habitez :
Nice, Femmes Battues : 04.93.52.17.81
Marseille, SOS Femmes : 04 91 24 61 50
Dijon, Solidarité Femmes : 03.80.67.17.89
Toulouse, SOS Femmes, APIAF : 05 62 73 72 62
Montpellier, SOS Femmes, Foyer E. Buissonade : 04.67.58.07.03
Grenoble, Solidarité Femmes :04.76.40.50.10
Saint-Etienne, Solidarité Femmes Loire : 04.77.25.89.10
Nantes, SOS Femmes : 02.40.73.57.32
Clermont-Ferrand, SOS Femmes Battues : 04.73.90.03.03
Strasbourg, Centre Flora Tristan : 03.88.35.25.69 ou SOS Femmes Solidarité : 03.88.24.06.06
Paris, Foyer Louise Labé : 01.43.48.20.40
