Le mot d'ordre est celui-ci : REFUSEZ LA VIOLENCE !
N'acceptez plus les insultes, les menaces, les viols, les coups ! Demandez de l'aide aux policiers, aux CLSC, aux organismes de votre ville. Et rappellez-vous que vous n'êtes en rien responsable de cette violence !
La violence contre les femmes est un vieux, universel problème, survenant dans toutes les cultures et tous les groupes sociaux. Ce qui est essentiel c’est que les hommes puissent en arriver à en accepter la responsabilité collective. Dès lors que les hommes ne commettront plus de violences, les femmes ne seront plus victimes.
Si la violence conjugale traduit la sensation d'impuissance chez celle qui subit les coups, il en va autrement chez le conjoint. Cautionné par une société qui tolère, on n'a qu'à regarder les sentences obtenues à la Cour Criminelle pour ce genre de crime, le conjoint continuera d'exercer son contrôle, car il se sent légitimé de le faire.
Nous vivons dans une société dirigée par des hommes et ces lois sont dictées par ces mêmes hommes. Pour un changement en profondeur, il faudra dénoncé encore et toujours et sensibiliser tous les membres de la société à l'égalité des sexes.

Quand on observe la situation à grande échelle, les statistiques sont effarantes: chaque année, 130 000 Canadiennes craignent d'être tuées par leur partenaire actuel ou leur ex, selon le Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (Bulletin d'information du CRI-VIFF, vol. 7, no 1, juill. 2002).
Au Québec seulement, en 2000, on recensait près de 16 000 victimes de crime contre la personne commis dans un contexte conjugal. Et de ce nombre, environ 85 % étaient des femmes (ministère de la Sécurité publique, 2001).

Pour une femme victime de violence conjugale, il est très difficile de se libérer du joug du conjoint. Paralysée par la peur des représailles, isolée et culpabilisée par son conjoint ( ne lui dit-il pas qu'elle est responsable de tout ! ) elle hésite souvent à dévoiler une situation dont elle a honte.
Ainsi, les données recueillies par l'Enquête sociale générale de 1999 (menée en collaboration avec le Centre canadien de la statistique juridique de Statistique Canada) révèlent que seulement 37 % des femmes victimes de violence conjugale l'ont signalée aux policiers. Mais il y a quand même de l'espoir...
