| L'enfant refusé Je t'ai cherché et je t'ai trouvé dans l'anonymat. J'aurais voulu te parler, te dire quelques mots. Ton refus est un souvenir que l'on n'oublie pas. J'ai pleuré en silence, fort déçu de tes propos. A ma jeunesse, je te détestais pour ton geste interrogatif. J'étais le chevalier qui s'insurgeait de ton abandon. Je t'en voulais, tu étais l'ennemi expressif Mais avec les années, j'aurais tant désiré être ton garçon. La crainte, la peur d'être jugée sans un juste jugement. Mais non! L'étreinte d'amour aurait suffit avec amabilité. Et pourquoi pas une bise! Je suis quand même ton enfant!!! Je suis la chair de ta chair... terrible et émouvante pensée! Je songe souvent à ton visage, à tes gestes étrangers, Te dire Maman dans une voix tremblante et chaleureuse. Mais pourquoi ce détour? Je ne suis pas la honte du passé. Je suis un être avec un coeur sensible, une âme malheureuse Je ne peux croire que tout est terminé dans un sujet clos. La pensée vibrante de ton approche me comblerait à ravir. bouleversé dans ma vie, ta présence aurait été un riche cadeau. Enorme déroute... Le mal nous ronge sans le mot "chérir". Où que tu sois, je te salue de mille baisers sincères. Peut-être un jour, un "ange" viendra nous unir dans la joie. Je l'espère à tout instant car tu es toujours ma mère Au-delà de la vie, de la société, de mon vif émoi... André Labrosse (epervier) |