Les oublié(e)s
Un vieillard regarde de l'intérieur;
Une joie délirante à profusion.
Son visage souffre d'une atroce bouleur.
Esseulé, robotique humain, il erre sans décision.
Une mère cherche son fils au-delà du temps.
Le sapin de Noël scintille, présence d'un cadeau
Qui restera non ouvert à chaque Nouvel An.
L'amour maternel, refuge, mutisme des mots.
Musique endiablée, adolescence, étourderie.
On danse! Le corps se débauche avec plaisir.
Dans un coin, André , assis, regardant ses amis
Pensant à l'abandon de ses parents... souffrir!!!
Un party de bureau où se glisse plusieurs corps frivoles.
Le sérieux s'éloigne par un relâchement d'amitié.
Fantaisie mais l'homme près de la fenêtre se désole.
Séparation cruelle, ses enfans à tout jamais éloignés
Solitaire, chambre à l'éclairage fermé de torpeur.
Femme décharnée d'un SIDA qui gruge sa personne.
Une faute d'un soir, un homme rempli d'ardeur
Et voilà que maintenant, rejet de cette pauvre Madonne.
Société démunie déambulant dans un froid indigeste.
On piétine les tunnels par crainte d'un Seigneur.
Eloignement, on se cache, on respire la peste.
La Fête est ignorée dissimulant nos faibles peurs.
Visitez mon autre site Epervier:
http://site.voila.fr/Epervier1946