
La cinquantaine "pimpante", je vis - ou disons, je "fais vivre" - ma petite famille chez mes chats.
En effet, si l'un d'eux est couché sur une chaise, je préfère changer de chaise, déplacer le coussin de celle-ci, plutôt que de déranger LE chat et ma foi, si ils s'endorment sur notre lit, je ne referai celui-ci que lorsqu'ils n'y seront plus ... et même s'il faut attendre la fin de la journée.
Je me suis surnommée Siféline mais on m'appelle aussi familièrement "la môme aux chats". Pour moi, c'est très flatteur!
Toute petite déjà.... lors de vacances dans le Vaucluse, bien cachée au beau milieu des vignes , le Mont Ventoux en toile de fond, un chat noir avait du faire battre mon 
Car tous les chats, sans exception, sont ma passion et ce depuis toujours.
Le mot "éleveur" ne me convient pas du tout : je préfère de loin celui de "Passionnée",
"Sage-Chatte"ou encore "Maman-Chats".
Je ne prétends pas tout connaitre de l'élevage : j'observe tout simplement et je retiens.
Lorsque des chatons naissaient et quelle que soit l'heure, j'étais présente. Mes demoiselles Chartreux le savaient et quand la naissance approchait, elles venaient me chercher car elles savaient qu'elles pouvaient compter sur moi.
Si la naissance avait lieu en pleine nuit ou au petit matin, je m'allongeai a leurs côtés et nous attendions ... ensemble.
Petite lumière tamisée, pas un bruit...
Seul le petit cri du premier chaton qui naissait venait troubler ce silence...
Pas de coussin en soie, ni de "chichi particulier" : ils venaient au monde sur une épaisse couette recouverte d'un drap douillet en flanelle l'hiver ou en bon vieux coton bien frais, l'été.
Ils vivaient toujours parmi nous, dans la maison, au sein de la famille, habitués tout petits à tous les bruits ambiants.
Ensuite, j'installais pour eux un vrai parc à bébé et ils y restaient environ un mois et demi, le temps de bien savoir ou se trouvait leur litière.
Et ensuite, c'était la LI BER TE !!!
La liberté de gambader partout, le bonheur de sauter et de s'endormir sur le canapé comme "les grands" chats de la maison, le plaisir de mettre le nez à la porte-moustiquaire pour humer l'air et écouter le chant des petits oiseaux, l'été.
Et, à force d'être papouillés, bisouillés, dorlotés pendant trois mois durant , ils étaient d'une gentillesse et d'une douceur exceptionnelles.
J'ose même me permettre et ceci sans me tromper, de garantir à 200% cette tendresse et cette douceur qu'ils possèdaient en eux.
Lorsque j'ai souhaité fonder la Chatonnerie des Coteaux de Saint-Gayrand, en 1996, je ne pensais pas qu'à ce jour, mon adorable Mozart aurait une telle descendance.
Ses chatons sont partis dans tous les coins de France et même à l'étranger, en Belgique, Espagne, Portugal ...
Mais ce qui représente aujourd'hui ma plus haute récompense, ce sont les témoignages de personnes heureuses d'avoir choisi un de mes chatons plutôt qu'un autre et leur totale confiance.
Certaines familles ont préféré attendre une année pour adopter un "p'tit des Côteaux" ...
Chacun des bébés possède son petit dossier que je remplis de photos à chaque fois qu'on m'en envoie et je suis fière et heureuse de le feuilleter de temps en temps.
Et si un jour, à votre tour, vous passez vers mes Coteaux de Saint-Gayrand n'hésitez pas à me le demander, et nous le découvrirons ensemble