MSN Home  |  My MSN  |  Hotmail
Sign in to Windows Live ID Web Search:   
go to MSNGroups 
Groups Home  |  My Groups  |  Language  |  Help  
 
Les passantsLespassants@groups.msn.com 
  
What's New
  Join Now
  Bienvenue !  
  Welcome !  
  La non-dualité ?  
  Messages  
  Pictures  
  L'Évangile selon Thomas  
  Les Arts et Thomas  
  Émile Gillabert  
  Siddharameshwar  
  
  Siddharameshwar (2)  
  
  Siddharameshwar (3)  
  
  Siddharameshwar (4)  
  Ranjit  
  Nisargadatta  
  Ramesh Balsekar  
  Ramana Maharshi  
  H.W.L. Poonja  
  Robert Adams  
  Jiddu Krishnamurti  
  U.G.  
  Sunyata  
  Wei Wu Wei  
  Maître Eckhart  
  Shankarâ  
  Kabir  
  Soufisme  
  Lin Tsi (Rinzai)  
  Nan Shan  
  Le vieux Tcheng  
  Tch'an - Zen (Biographies et textes courts)  
  Tch'an - Zen (Bibliographie)  
  Taoïsme  
  Autres sages non-duels  
  Bernadette Roberts  
  Marguerite Porete  
  Yogìndu (Jaïnisme)  
  Virgil Hervatin  
  Autres penseurs  
  René Fouéré  
  Robert Linssen  
  Revue "Être libre"  
  Revue "Être libre" (2)  
  Dayalshanti Ghose  
  Documents  
  "Tout est Un"  
  Ashtavakra Gîta  
  Épître sur l’Unicité  
  Lectures suggérées  
  English Books  
  Autres groupes  
  Liens francophones  
  Liens généraux  
  Revue 3e Millénaire  
  Gilles Pommet  
  
  
  Tools  
 

Suite de la page (2)

Siddharameshwar Maharaj

Conférence du 29 novembre 1928

..........

Au temple nous tournons autour de la statue de Shiva dans l’intention de plaire à la déité et de nous élever jusqu’à elle pour parvenir à l’état de Shiva. Dans le sens des aiguilles d’une montre nous faisons tout d’abord la moitié d’un tour, puis nous revenons sur nos pas à notre position initiale et nous continuons dans le même sens jusqu’à ce que l’autre moitié soit parcourue. Enfin nous revenons encore à la position initiale. Ceci est bien entendu symbolique : parcourir la moitié d’un cercle dans le sens des aiguilles d’une montre signifie œuvrer pour atteindre le but de la connaissance. Mais finalement cette connaissance doit aussi être éliminée de manière à ce que l’ego ne puisse resurgir, c’est la signification du parcours de la deuxième moitié dans le sens inverse. Le tour complet de Dieu signifie que la créature mortelle est transfigurée en Shiva immortel.

Dans la pratique le maître explique toute chose mais vous devez vous abandonner à lui. Acceptez et pratiquez ce qu’il vous dit, la connaissance de soi s’ensuivra automatiquement Cette connaissance a, malgré tout, des réminiscences d’ego qu’il faut éliminer complètement. C’est alors, seulement, que vous êtes transfiguré en Shiva, l’immortel.

Le soleil ne sait pas quelle heure il est, si c’est le matin, l’après-midi ou le soir, il ne sait même pas ce qu’est un jour. C’est nous qui l’avons décidé et de plus nous l’avons déterminé en fonction de notre tête ! Midi c’est le moment de la journée où le soleil est juste au-dessus de notre tête. Mais le soleil n’est pas limité par le temps, tout comme Brahman n’est pas limité par l’espace. Brahman ne peut être défini en termes d’espace, il n’appartient à aucun lieu en particulier, il est omniprésent. Il est plus petit que la plus petite des choses et plus grand que la plus grande ! Il est parfait et se suffit à lui-même, mais ce que vous êtes réellement est antérieur au Brahman et le dépasse infiniment.

" La créature mortelle qui appartient au monde est une partie de moi, le Soi immortel" (Bhagavad Gîta).

"C’est parce que je suis, que le mortel existe, il m’est redevable, à moi, le Soi, de tous ses pouvoirs".

L’impulsion de son pouvoir limité vient du pouvoir illimité du Soi. D’où la mangue tient-elle ce goût si suave si ce n’est du Soi ? Dès que vous comprenez et expérimentez que vous êtes le Soi, le sentiment d’être ceci ou cela s’évanouit totalement. Le Soi est altéré lorsqu’il revêt la forme mortelle.

Les premiers pas sur le chemin spirituel débutent par la répétition du Naam mantra donné par le maître. Au sens littéral naam signifie : je (l’ego) ne suis pas (Na : négation ; aham : je). Le maître nous donne un mantra tout en nous expliquant que « je n’existe pas ». De cette source jaillira la vérité ultime.

Les Écritures sacrées des Védas n’ont pas une origine humaine, elles sont directement révélées par l’Être suprême, Brahman. On les appelle Shruti : « ce qui est entendu ». Saraswati est la déesse de l’apprentissage du savoir, elle est la mère des Védas. C’est pour cela qu’on lui rend grâce avant d’entamer toute étude spirituelle. Vous devez lui rendre hommage en la vénérant pour bien entamer votre étude, car rappelez-vous que ce qui est bien commencé est déjà à moitié accompli ! Vénérez, en vous transformant vous-même en l’objet de votre vénération. Y a-t-il une meilleure façon de vénérer la mère des Védas que d’écouter et d’entendre la parole du maître ? Grâce est enfin rendue à Sarasvati, la déesse de la connaissance, lorsque le disciple ayant atteint la réalisation de soi, commence lui-même à dispenser la connaissance. Mais pour cela il doit entendre et mettre en pratique l’enseignement du maître. Il apprend alors que le seul et l’unique embrasse l’univers entier.

Qui est le véritable dévot de la déesse Saraswati ? C’est celui qui est toutes ouïes, totalement absorbé par le sermon qu’il écoute. C’est alors, seulement, que ce qui est entendu s’enracinera en lui. Le maître n’est satisfait que lorsque vous mettez en pratique ce qu’il vous a enseigné.

Les quatre corps (manifestations) du maître que le disciple perçoit et expérimente sont les suivants :

Le premier est le corps physique visible du maître, le deuxième corps est l’expérience et les fruits que vous retirez de la pratique de la méditation du mantra. Le troisième est la capacité à voir par vous-même si les signes de ce que vous avez acquis, alors que l’enseignement du maître grandit en vous, coïncident avec ceux du maîtres. Le quatrième corps du maître est la connaissance que vous avez finalement acquise. Le maître est le seul qui peut vous aider à traverser et surmonter les deux phases de la vie : celle du monde et celle du chemin spirituel. Votre unique refuge est aux pieds du maître, il est votre base. Le mantra et son enseignement sont véritablement « les pieds du maître ». Dans le monde spirituel il n’y a que deux entités : le maître qui est la connaissance incarnée et le disciple, aveugle et ignorant, qui ne peut agir que sur les indications du maître. Le maître vous élève jusqu’à lui en vous aidant à assimiler la connaissance qu’il vous donne. Vous devez donc écouter la parole spirituelle, méditer et réaliser l’unité avec le Soi. Tout ceci est dit dans le but d’inciter l’être ignorant (jiva) à prendre le chemin du disciple.

Ne dites pas « je suis le corps », mais « je vis dans le corps ». Le propos de cet exposé est d’aider l’ignorant qui dit « je suis le corps » à se libérer. Bien que vous soyez le Soi vous persistez à croire que vous êtes cette petite créature, d’où l’émergence de la conscience du corps. C’est pour vous convaincre que vous n’êtes pas seulement un corps que je vous parle et vous conseille, la connaissance du Soi m’inspire à vous délivrer ce message.

Si le Soi n’illumine pas l’intelligence de l’homme il reste dans l’ignorance. La conscience interne prend forme tout d’abord et c’est ensuite que l’impulsion de la parole surgi. Cette conscience interne est la fontaine de la connaissance. L’impulsion première de la parole est sous une forme subtile, elle surgi du nombril pour se manifester ensuite. Un concept surgi dans la conscience et l’impulsion de la parole, de l’état latent, assume maintenant une forme plus définie. Puis elle progresse vers le cœur et sa forme se précise, mais elle n’est toutefois pas encore audible. A ce stade on l’appelle Pashyanti . Au stade suivant, le concept se transforme en conviction, parallèlement la parole s’élève jusque dans la gorge et le son devient audible mais pas encore articulé. Ce murmure est nommé Madhyama . C’est l’articulation ténue du concept. Tandis que la conviction prend forme et se manifeste, le monde illusoire surgit simultanément. Maintenant la parole atteint nos lèvres, elle est entièrement formée et son expression parfaitement audible. Elle est appelée à ce stade Vaikhari .

Celui qui s’immerge totalement en Dieu est le véritable dévot, la séparation entre le je et le vous est illusion. Si vous rencontrez le guide qui vous dévoile la nature éphémère et futile du désir pour les choses du monde, vous réaliserez que l’existence mondaine est sans valeur. Vous serez alors détaché.

Qu’est-ce que le détachement ? C’est le sentiment que tout, du plus insignifiant comme une brindille d’herbe par exemple, jusqu’au créateur lui-même, le seigneur Brahma, est irréel.

Vénérez le Soi comme la femme dévouée vénère son mari. Ne vénérez rien ni personne d’autre ou cela vous conduira à l’infidélité et votre vénération sera feinte. Le septique se demande toujours comment le divin Brahman peut être identique à l’individu limité et mortel. L’ignorant est en proie à ces doutes qui envahissent son esprit et il finit par conclure qu’il est impossible que le Brahman s’avilisse en devenant une créature mortelle. Pour corriger cette notion erronée vous devez écouter attentivement la parole spirituelle et y réfléchir profondément. Votre intérêt pour la parole du maître doit être si intense qu’il en devient une obsession et votre pratique également doit être soutenue. C’est alors seulement que l’expérience suivra. Le maître opère un changement radical, une transformation incroyable de notre condition misérable de mortel (jiva) en Shiva immortel. Il nous élève à un état supérieur. Vous êtes affligé d’une maladie, puisque vous avez oublié votre véritable nature, c’est la maladie de l’existence mondaine.

Il y a deux obstacles majeurs à votre progrès spirituel, c’est tout d’abord la notion d’impossibilité : « je ne peux pas être le tout puissant, c’est impossible, impensable que je puisse être le Soi ! ». Le deuxième obstacle est l’idée bien ancrée que je suis le corps : « comment est-ce possible que tout d’un coup je ne sois plus le corps ? ».

Pour vous aider à atteindre l’océan de félicité et vous immerger en lui, le maître a élaboré une méthode en trois phases :

Pramata (l’aspirant, le sujet connaissant) : celui qui cherche une preuve.
Prameya (l’objet de connaissance, la théorie) : l’hypothèse « je suis Parabrahman » doit être prouvée par la réalisation de soi.

Pramana (la preuve) : Vous devez ici vous défaire des deux phases précédentes qui, maintenant, deviennent illusoires. La seule méthode que l’on doit suivre pour obtenir une preuve consiste à écouter la parole spirituelle et à la méditer profondément jusqu’à l’obsession. Être obsédé par sa recherche est le signe d’un désir intense d’atteindre la réalité finale.

Répétez « je ne suis pas le corps », des centaines de fois ! La répétition d’un acte de nombreuses fois finit par le rendre naturel car, comme vous le savez, l’habitude est une seconde nature. Vous serez alors totalement possédé par le désir intense de l’expérience directe ; d’expérimenter le Soi par vous-même. Quand l’obsession pour le Soi est telle, l’expérience est sûre de se produire, vous avez alors accès à la perception « directe ».

Mais vous êtes dévoré par l’inquiétude et le tourment qui vous harcèlent sans relâche pour la seule raison que vous vous êtes identifié au corps. Les cinq éléments qui constituent le corps ont aliéné le Soi, ils doivent être maîtrisés. Laissez le sentiment « je ne suis pas le corps » grandir en vous. Avant de manger un fruit vous le pelez, c’est l’intérieur que vous consommez, mais quand il s’agit du fruit de l’homme vous ignorez totalement son cœur pour ne vous concentrer que sur l’apparence extérieure, le corps grossier. Abandonnez l’orgueil que vous nourrissez pour ce corps et cherchez qui vous êtes avec détermination et persévérance en éliminant au passage tout ce que vous n’êtes pas. Votre mental et vos désirs font obstacle à la recherche de votre véritable nature. Le mental n’est qu’une accumulation de mémoire qui concerne les expériences passées et le désir consiste à entretenir leur souvenir dans l’espoir d’en jouir encore et toujours. Pour vous libérer du mental vous devez le réorienter vers le Soi, en détournant votre attention des désirs. Quand le but du mental est pur, il devient pur lui-même. C’est le seul remède pour se libérer du mental. Vous n’atteignez le détachement que lorsque votre attitude est ferme envers les désirs et votre attention réorientée du désir vers le Soi.

..........

Suite à la page (4)

Notice: Microsoft has no responsibility for the content featured in this group. Click here for more info.
  Try MSN Internet Software for FREE!
    MSN Home  |  My MSN  |  Hotmail  |  Search
Feedback  |  Help  
  ©2005 Microsoft Corporation. All rights reserved.  Legal  Advertise  MSN Privacy