Il peut bénéficier de congés pénitentiaires en attendant le bracelet et une éventuelle libération conditionnelleBRUXELLES - A la fin de ce mois, il y aura 16 mois que Michel Nihoul a fait son entrée discrètement à la prison de Bruges pour purger sa peine de 5 ans de prison infligée par la cour d'assises d'Arlon lors du procès Dutroux.
Soixante mois derrière les barreaux pour trafic de drogue et association de malfaiteurs. Si l'on tient compte des six mois de détention préventive purgés par Nihoul lors de l'instruction de dossier par la justice chestrolaise, il peut être admis aux critères d'une libération conditionnelle. Une procédure qui prendra assurément quelques mois.
En attendant, et c'est une procédure normale en prévision d'une éventuelle sortie anticipée, la conférence du personnel de la prison de Saint-Gilles a octroyé des congés pénitentiaires à l'un des détenus les plus connus du pays. Des congés qui ont été avalisés par le ministère de la Justice.
Ces congés sont une première étape qui doit permettre à la conférence du personnel de juger si Michel Nihoul est apte à bénéficier ou non de l'utilisation d'un bracelet électronique. Si une demande formelle n'a pas encore été faite, la procédure suit pourtant son cours.
Vu son âge, son état de santé, le fait qu'il bénéficie d'une situation stable et d'un logement, il y a objectivement peu de chances que Michel Nihoul n'accède pas d'ici peu à une libération conditionnelle aux conditions de laquelle il répond.
Certes, l'opinion publique aura du mal à l'accepter mais l'étape qui est aujourd'hui franchie avec l'octroi de ces congés à Michel Nihoul est aussi un moyen de la préparer à l'inévitable. Un jour ou l'autre, tous les détenus sortent de prison.
Michaël Kaibeck
© La Dernière Heure 2005, 15/11/2005