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LA THERAPIE COGNITIVE-COMPORTEMENTALE (TCC) POUR LA TTM

Comme le nom l’indique cette approche vise à aider la personne à développer le contrôle du TTM en travaillant la pensée (incluant les croyances) et le comportement.  Le thérapeute joue un  rôle interactif, c’est-à-dire qu’il participe au traitement comme enseignant, guide, coach et d’entraîneur afin d’aider la personne à devenir son propre thérapeute.

Au début le psychologue fait un inventaire de l’historique du problème, des facteurs déclencheurs (environnementaux et internes) et  des facteurs de maintien.  Une bonne évaluation sert à orienter un plan de traitement qui sera efficace et qui est capable de cerner l’individualité de chacun.  Pour certaines personnes la fréquence et l’intensité du besoin de tirer sont influencés par des facteurs émotionnels (comme le stress, la colère ou les humeurs), alors que pour d’autres les facteurs sont surtout sensoriels (besoin de stimulation tactile ou visuel ou encore cognitifs (besoin d’égaliser, ou d’éliminer des imperfections).  Il s’agit aussi souvent d’une combinaison de ces facteurs.  L’évaluation permet aussi d’identifier si la personne souffre d’un autre problème psychologique concurrent (troubles anxieux, dépression, troubles de personnalité) que l’on doit aussi intégrer au traitement. Cela est cependant l’exception plus souvent que la règle et la majorité des gens qui consultent pour le TTM n’ont pas d’autres problèmes psychologiques.

Une première étape dans le traitement est l’auto-observation du problème.  Donc dès la première rencontre la personne qui consulte doit tenir un registre quotidien du nombre de cheveux ou poils tirés et ce jusqu’à la fin du traitement.  Le fait de devoir observer est en soi thérapeutique et force la personne à prendre conscience du comportement.  Il permet aussi d’observer le pattern du tirage (variation de la fréquence durant la semaine) et dévaluer l’efficacité du traitement.

Le traitement inclus l’analyse du comportement c’est-à-dire ou, quand et comment le tirage se déroule et dans quelles conditions est-il absent ?  Quelles sont les étapes de l’action de tirer ?  Dans quel environnement ?  L’ information recueillie durant l’analyse du comportement permettent de trouver des comportements de remplacement et/ou de trouver des moyens de contourner le problème.  La personne qui consulte travaille en équipe avec le psychologue pour trouver des solutions.  On applique ensuite ces solutions et on les évalue et les remplace au fur et à mesure que le traitement progresse.

La composante cognitive examine le langage interne.  Qu’est-ce qu’on se dit avant, pendant et après l’action de tirer.  Bien que cette étape semble plutôt simple, elle demande de l’effort pour identifier des pensées automatiques.  Durant cette phase du traitement on demande à la personne qui consulte de se concentrer sur une épisode de tirage et d’inscrire à l’aide d’un formulaire qui explique les étapes comment identifier ces pensées.  Les pensées négatives comme le fait de se dire que l’on ne sera jamais capable d’arrêter entretiennent le comportement.  Pour corriger ces pensées et apprendre à ce parler autrement il faut souvent modifier des croyances erronées.  Par exemple, croire que l’on peut arrêter de tirer d’un seul coup sans jamais avoir de rechutes n’est pas réaliste et nourrit une foule de pensées négatives lors d’une rechute.

Le traitement inclus la prévention de la rechute et fournit les outils pour ne pas retomber au point de départ.   Même si les rechutes sont à prévoir, la personne fait un pas de plus à chaque fois qu’il ou elle regagne le contrôle et les rechutes sont de moins en moins fréquentes.  Il est aussi fortement recommandé de garder contact avec le psychologue une fois le traitement complété pour un suivi.  Normalement le suivi se fait gratuitement par téléphone ou par courriel une fois un mois après la fin du traitement et ensuite selon les besoins de la personne qui consulte.

J’utilise cette approche jumelée à l’hypnose.  L’hypnose est une technique qui aide à devenir conscient de l’action de tirer, diminue l’anxiété et le besoin de tirer, en plus de favoriser la confiance en soi et la concentration.  Puisque les séances d’hypnose sont enregistrées sur bande magnétique elles peuvent être facilement réutilisées durant les périodes de rechute. (pour plus d'informations, lire le texte la ttm et l'hypnose).

France Slako, Ph.D.

Psychologue clinique

4060 Ste-Catherine Ouest

Westmount Quebec

H3Z 2Z3

Tel. : (514) 730-0771

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