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Vishnouisme, un chemin vers DieuContains "mature" content, but not necessarily adult.VishnouismeuncheminversDieu@groups.msn.com 
  
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LA CONNAISSANCE TRANSCENDANTALE

Samjaya dit : Le Seigneur Krsna prononça ces paroles à Arjuna ayant les yeux affligés et pleins de larmes, envahit de compassion et de désespoir. (2.01)

Le Suprême Seigneur dit : Comment un tel découragement a-t-il pu s’emparer de toi en ce moment ? Ce n’est pas convenable pour un Aryen (ou une personne dont le mental et les actions sont nobles). C’est déshonorant, et ne conduit pas une personne au ciel, O Arjuna. (2.02)

Ne te laisse pas aller à la couardise, O Arjuna, car cela ne te convient pas. Chasse cette faiblesse insignifiante de ton cœur et lèves-toi pour le combat, O Arjuna. (2.03)

(ARJUNA CONTINUE SON RAISONNEMENT CONTRE LA GUERRE)

Arjuna dit : Comment pourrais-je dans le combat lancer des flèches à Bhisma et Drona, qui sont dignes de ma vénération, O Krsna ? (2.04)

Vraiment, mieux voudrait vivre dans ce monde d’aumône plutôt que d’abattre ces nobles gourous, car en les tuant je ferais que profiter des richesses et plaisirs souillées de sang. (2.05)

Nous ne connaissons pas quel alternatif soit mieux pour nous, combattre ou quitter. D’ailleurs, nous ne savons pas si nous allons conquérir ou qu’ils nous conquérront. Nous ne devrions pas, ne fus que souhaiter, de vivre après avoir tué les fils de Dhrtarâstra qui sont dressés devant nous. (2.06)

Mes sens sont envahis par la faiblesse de la pitié, et mon mental est confus quant au devoir (Dharma). Je Te demande de me dire en toute certitude qu’elle est la meilleure. Je suis Ton disciple. Instruis-moi, qui aie trouvé refuge en toi. (2.07)

Je ne vois pas qu’acquérir un royaume sans rival et prospère sur cette terre, ou même la seigneurie sur les régnants célestes (Devas) dissiperaient la douleur qui dessèche mes sens.  (2.08)

Samjaya dit : O Roi, après avoir parlé ainsi au Seigneur Krsna, le puissant Arjuna dit à Krsna : je ne combattrai pas, et il resta silencieux. (2.09)

O Roi, le Seigneur Krsna, esquissant un sourire, dit ces paroles à Arjuna découragé au milieu des deux armées. (2.10)

(LES ENSEIGNEMENTS DE LA GÎTÂ DÉBUTE PAR LA VRAIE CONNAISSANCE DU SOI ET DU CORPS PHYSIQUE)

Le Seigneur Suprême dit : Tu pleures ceux que tu ne devrais pas pleurer et cependant tu prononces des paroles sages. Le sage ne se lamente ni pour les vivants ni pour les morts. (2.11)

Car jamais ne fut un temps où nous cessâmes d'exister Moi, toi, et tous ces rois des hommes, et jamais dans l'avenir aucun de nous ne cessera d'être. (2.12)

A l'instant de la mort, l’Âme incarnée (Jîvâtma) prend un nouveau corps aussi naturellement qu'elle est passée dans le prédcédent de l’enfance à la jeunesse puis à la vieillesse. Ce changement ne trouble pas le sage qui a conscience de sa nature spirituelle. (Voir aussi 5.08) (2.13)

Ephémères, joies et peines, comme étés et hivers vont et viennent, ô fils de Kunti, elles sont dues au contacts des sens avec la matière, ô Bharata, il faut apprendre à les supporter sans en être affecté (2.14)

L'homme qui n'est pas affecté par ces sensations, le sage qui demeure serein et résolu dans le plaisir comme dans la douleur, celui-là se rend digne de la libération, O Arjuna. (2.15)

(LE SOI EST ETERNEL, LE CORPS EST TRANSITOIRE)

Ce qui réellement existe ne peut cesser d'exister , ce qui est non existant ne peut commencer à exister. La vérité au sujet de l'Etre et du Non Être a été perçue par ceux qui ont distinguer les principes essentiels. (2.16)

Sache que ne peut être anéanti ce qui pénètre le corps tout entier. Nul ne peut détruire l'Âme immortelle (2.17)

Les corps limités ont une fin mais ce qui possède et emploie le corps est infini, illimité, éternel, et indestructible. Par conséquent, livre bataille, O Arjuna. (2.18)

Celui qui pense que l'Âme peut tuer, et celui qui pense que l'Âme peut être tuée, les deux sont ignorants. Le sage lui, sait que l'Esprit ne tue ni ne peut être tué. (Un verset parallèle se trouve dans KaU 2.19) (2.19)

L’Âme ne connait ni la naissance ni la mort. Vivante, elle ne cessera jamais d'être.  Jamais elle n'eut de commencement et jamais elle n'aura de fin. Elle est non née, immortelle, originelle, éternelle, elle ne meurt pas avec le corps. (Voir aussi KaU 2.18) (2.20)

Comment, ô Arjuna, celui qui la connait comme l'existence spirituelle, non née, immuable, éternelle et  indestructible, pourrait-il tuer ou faire tuer ? (2.21)

(LA MORT ET LA TRANSMIGRATION DE L’ÂME)

Tout comme un homme change un vêtement usé contre un neuf ; de même, à l'instant de la mort, l'Âme revêt un nouveau corps, après avoir rejeté l'ancien devenu inutile. (2.22)

Les armes ne peuvent la pourfendre ni le feu la consumer, ni les eaux la pénétrer ni le vent la dessécher. L’Âme est indivisible et insoluble, elle ne peut être coupée, brûlée, mouillée, ni asséché.  Stable éternellement, immobile, pénétrant tout, elle est pour toujours et à jamais. (2.23-24)

Elle est non manifestée, impensable et immuable, la connaissant telle, tu ne devrais pas t'affliger sur le corps. (2.25)

Et même si tu penses que l'âme est perpétuellement sujette à la naissance et la mort,  même ainsi, O Arjuna, tu ne devrais pas t’affliger. Car certaine est la mort pour ce qui est né, et certaine la naissance pour qui est mort. Par conséquent, ce qui est inévitable ne devrait te causer d'affliction. (2.26-27)

Tous les êtres, O Arjuna, sont non manifestés – invisibles aux yeux physiques – avant la naissance et après la mort. Ils se manifestent seulement entre la naissance et la mort. Y a-t-il là de quoi s’affliger ? (2.28)

(L’ESPRIT INDESTRUCTIBLE TRANSCENDE LE MENTAL ET LA PAROLE)

Certains voient l’Âme et c'est pour eux une étonnante merveille, d’autres la décrivent comme merveilleuse, d’autres en entendent parler comme d’une merveille au delà de notre compréhension,  mais même après en avoir entendu parler, peu de gens peuvent la concevoir (Voir aussi KaU 2.07) (2.29)

O Arjuna, l’Esprit qui demeure dans le corps de tous les êtres est éternel et indestructible. Par conséquent, tu ne devrais pas pleurer aucune créature (2.30)

(LE SEIGNEUR KRSNA RAPPELLE ARJUNA DE SON DEVOIR COMME GUERRIER)

Ayant égard à ton propre devoir en tant que guerrier, tu ne devrais pas être indécis. Car, il n’y a rien de plus heureux pour un guerrier qu’une juste bataille. (2.31)

Quand une telle bataille non préméditée leur vient d'elle même, heureux sont alors les guerriers favorisés, O Arjuna, car c'est pour eux comme une porte ouverte vers le ciel. (2.32)

Si tu ne veux pas combattre cette guerre juste, alors tu manqueras à ton devoir, tu perdras ta réputation, et tu t’affligeras le péché. (2.33)

Les hommes raconteront perpétuellement ta disgrâce. Pour les honorables, le déshonneur est pire que la mort. (2.34)

Les grands guerriers penseront que tu t’es retiré de la bataille par crainte. Ceux qui t’on hautement estimés, perdront leur respect pour toi. (2.35)

Tes ennemis prononceront beaucoup de paroles injurieuses et mépriseront ta capacité. Que peut-il y avoir de plus douloureux ?  (2.36)

Tu iras au ciel si tué au combat (répondant au devoir), ou victorieux tu jouiras du royaume terrestre. Par conséquent, debout donc, décidé à combattre, O Arjuna. (2.37)

Considérant le plaisir et la souffrance, le gain et la perte, la victoire et la défaite de la même façon, engage-toi dans ton devoir. En accomplissant ton devoir, tu ne commettras pas de péché. (2.38)

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