Red Light Industry Albert Londres, La mafia Française de traite des blanches.
L'Argentine et le Brésil, pays d'immigration à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, furent la scène d'un important trafic de femmes, françaises, espagnoles, italiennes, portugaises polonaises et russes, pour faire la danseuse.
Le témoignage publié par Albert Londres, « Le chemin de Buenos Aires », en 1927, éclaire indirectement la prostitution au Brésil. Margareth Rago rappelle le sérieux des enquêtes d'Albert Londres et son entregent pour entrer dans les milieux les plus divers, et, dans le cas présent, dans celui de la mafia française de traite des blanches (comme on disait à l'époque) pour l'Amérique du Sud. Il était du reste mandaté par la Société des Nations. Albert Londres a montré comment les maquerauds poursuivis par la justice argentine se réfugiaient au Brésil, où ils possédaient des réseaux de magasins, servant de société écrans pour engager du personnel féminin. Il distinguait le réseau des proxénètes français - la prostitution de luxe - de celui des Polaks, recrutant dans les villages pauvres d'Europe Orientale, les masures israélites de Pologne.
Margareth Rago étudie avec minutie “la composante sadomasochiste” des rapports entre le proxénète et la prostituée, ces rapports psychologiques complexes dans la cadre du judaïsme (où proxénète et prostituée sont bannis) en abordant une prétendue société de bienfaisance religieuse, pour les prostituées juives, la « Zwi Migdal » en Argentine et au Brésil (avec une maison de retraite à São Paulo). Ayant son siège à Buenos Aires depuis 1904 et la couverture légale d'une société israélite d'entraide dite Varsovie, elle a participé à « l'importation » de nombreuses prostituées juives par leurs coreligionnaires en Argentine et au Brésil. Envoyant des rabatteurs dans les villages pauvres et les plus touchés par les pogroms, ils proposaient des mariages en Amérique aux jeunes filles pauvres. Comme parallèlement l'émigration juive dans l'État de São Paulo était importante, la communauté juive désirait se démarquer de ces Juifs indésirables (« temien »), aussi bien en Argentine qu'au Brésil. Ces derniers se replièrent sur eux-mêmes: « Ils fondaient des temples, des synagogues, construisant leurs cimetières, des espaces de loisir comme des casinos, des théâtres, en plus des bordels, des lupanars et des cabarets qu'ils détenaient ».
En réponse, de véritables associations de défense des femmes juives se sont créées comme la société de bienfaisance des dames israélites et la société israélite des amis des pauvres, ESZRA, dès 1916. Le souci de préserver la moralité à l'intérieur de la collectivité et celui de s'intégrer socialement imposaient une attitude soucieuse de moralité. Mais les proxénètes juifs - et non juifs - et leurs sociétés écrans avaient de nombreux appuis dans les polices argentine et brésilienne et leur pouvoir ne déclina qu'à cause d'une évolution mondiale. (Margareth RAGO, Os Prazeres da noite (Les plaisirs de la nuit), prostituçâo e códigos da sexualiade feminina em São Paulo 1890-1930.)
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The Moldavian Pimp, Edgardo Cozarinsky In a bar in the Buenos Aires suburb of Villa Crespo our narrator recalls his encounters with an old man of Lithuanian descent, Samuel Warschauer, whom he came to know shortly before the man died. Among his papers, he found the script of a curious play entitled The Moldavian Pimp, performed in Yiddish in the poor, Jewish area of the city in 1927-28. The play concerned young Jewish girls from the Ukraine recruited by Jewish pimps to go to Argentina on the promises of freedom and a new life, only to find themselves sold into prostitution. Set in the Argentine capital and Paris, and ranging in time from the 1920s to the present day, Edgardo Cozarinsky’s beautiful and moving novel about Jewish immigrants may be among the few records we have of an extraordinary and little-known twilight society. Edgardo Cozarinsky (1939) is an Argentine film director, writer, and actor. He is possibly best known for his experimental and "subtle semidocumentary" films.
By the late 19th century a wave of immigrants settled in Argentina. By 1920, more than 150,000 Jews were living in Argentina. Like the rest of the population, they were fascinated by tango. Some danced it, others sang the melodies with Yiddish words. Jewish musicians, often violists, quickly adopted this new style, became tango composers and performers, adding a jewish rhythmical touch. It found the Yiddish theatre, which started as a low-brow kind of entertainment for working-class Jewish audiences who actively participate in the adventures of the actors on stage. The Shoah or holocaust nightmare, gave rise to the "Ghetto Tango", a form of song that combined elements of tango and cabaret song with usually deeply moving, often disturbing, heart-rending lyrics.
In Buenos Aires, Yiddish theaters had existed there since the beginning of the 20th century, but they had taken on something of the character of the burlesque house. It was not until the end of the 1920s that the cultivated element, with its aspirations toward community and cultural advancement, prevailed. A modest golden age that made Buenos Aires the second city of the world history of Yiddish theater, ensued through the 1930s and into the 1940s .
El tango y las milongas, documentados como fenómeno
El escritor Edgardo Cozarinsky rastrea los mitos, personajes y rituales de la noche tanguera en Milongas, una obra que además de recorrer los principales escenarios testimonia las reacciones que este baile generó en figuras como Lepoldo Lugones, Victoria Ocampo y Julio Cortázar. El flamante trabajo de Cozarinsky tiene una fuerte apoyatura en las más de cien imágenes del fotógrafo Sebastián Freire, que captan con sutileza el movimiento y la sensación de “trance” que describen quienes bailan el tango. Milongas, recién editado por el sello Edhasa, propone un recorrido por la historia del tango bailado: sus personajes, sus mitos y leyendas nunca confirmadas y sobre todo, sus circuitos de baile, todo eso captado con un agudo sentido de la observación que le permite reproducir los modos de habla de ese ambiente y sus ceremonias más emblemáticas. “Bailar el tango pone en escena la fuerza tenaz, inexpugnable, del deseo”, afirma el autor, quien también se encarga de remarcar el regreso del baile como fenómeno después de haber atravesado todos los estados de ánimo: los años de marginalidad hasta el triunfo en París antes de 1914, la época de oro de la década de 1940, el olvido de las décadas de 1960 a 1980, y el reconocimiento mundial —en París, Tokyo y en Nueva York— desde 1983. El objetivo de Cozarinsky, realizador de films como La guerra de un sólo hombre y Ronda nocturna es antes que nada el baile y no las letras ni las anécdotas de sus músicos. El lector pasea a lo largo de 154 páginas por aquellas milongas legendarias ante las que se rendían artistas, poetas, y aristócratas y arrabaleros, dando lugar a una historia que se mueve entre la ficción y la crónica de lo que el propio autor ha visto a lo largo de su vida en las diferentes milongas. (www.eldiariodeparana.com.ar) Nuevo éxito del cine argentino en Francia: Video Edgardo Cozarinsky - Ronda nocturna / Ronde, de, nuit, Le, Rennes
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