Ces différences physiologiques, morphologiques et comportementales ont pris place en plus ou moins 2400 ans.
La domestication des furets peut être retracée avec une probabilité historique aux anciens Grecs, plus spécialement les écrits d’Aristophane (ca. 425-411 AVJC) et Aristote (ca. 355 AVJC) [Aristophane 1968; Aristophane 1979; Aristophane 1985; Aristophane 1987-1988 ; Aristote 1951; Aristote 1970; Aristote 1991-1993; Vaughan 1954].
Il n’y a aucune preuve – ni zoologique, ni théologique, ni historique, ni hiéroglyphique, ni biogéographique ni écologique – que le furet ait été domestiqué par les égyptiens.
Ces assertions sont des conjectures rêveuses qui à force de répétitions et ressassements ont acquis une sorte de familiarité et de réalité ou de notoriété publique au détriment d’investigations scientifiques.
Par exemple, tout animal domestique connu des Egyptiens a un dieu (ou des dieux) qui lui est (ou sont) associé(s). Au jour d’aujourd’hui, aucun dieu Egyptien n’a été découvert ayant trait – d’aucune façon – au furet domestique. Anonyme 1997; Ashworth 2000; Barnett 1997; Griffiths 1955; Harris et al. 1996; Martin 1981; Watterson 1999].<o:p></o:p>
Cela en soi, considérant la propension des Egyptiens antiques à associer la faune locale à des divinités, peut déjà soutenir cette théorie.
Mais il y a d’autres preuves sérieuses qui excluent effectivement le furet de l’ensemble des espèces domestiquées par les Egyptiens.
Cela inclut : la zooarchéologie (aucun corps ni ossements de furets ou putois n’ont encore été trouvés, qu’ils aient été sauvages ou domestiques [Boessneck 1988; Boessneck et al. 1982; Bolla 1940; Kurtén 1965, 1991]), la théologie (aucun dieu comme précédemment cité), l’étude des hiéroglyphes (aucun hiéroglyphe n’a pu être effectivement identifié comme un furet malgré les revendications émises « hors Egypte » [Brewer et al. 1994; Houlihan 1996; Osborn et Osbornová 1998]), la biogéographie (des putois ont été trouvés en Turquie, en Libye , à l’est de la Palestine et à l’ouest du Maroc, mais jamais en Egypte ni à proximité [Haltenorth et Diller 1980; Hufnagl 1972; Kingdon 1997; Osborn et Osbornová 1998; Setzer 1956; Wassif et Hoogstraal 1953]), l’écologie (Dans aucun lieu au monde on n’a pu constater la présence de furets harets vivant dans des conditions écologiques proches de celles en Egypte [Jurek 1999; King 1984; Lever 1985]), la physiologie (le furet n’est pas adapté à une écologie aride à cause de ses besoins élevés en eau, la structure de ses reins et son incapacité à tolérer des chaleurs extrêmes [e.g. Purcell et al. 1999; Whary et Andrews 1998, et autres références]).