PELAGE DU FURET - FOURRURE DU FURET
Comme expliqué dans la fiche couleur furet, le pelage du furet est "normalement" composé : - du sous-poil (le plus proche de la peau et de couleur blanche, ivoire ou crème selon la pigmentation du poil de garde et de la production de sébum)
- et du poil de garde qui est celui qui donne sa couleur au furet, plus long que le poil de garde et pigmenté chez tout furet putoisé.
Pourquoi "normalement" ? Simplement parce que le furet angora est pour sa part dépourvu de sous-poils et ne possède qu'un poil de garde exceptionnellement long et vaporeux qui marque sa particularité d'angora.
La mue saisonnière offre au furet une véritable toison de belle densité dès l'automne, et ce logiquement tout au long de l'hiver. Il est à noter que les furets vivant dans des logements chauffés et éclairés à la lumière électrique en période où les jours sont courts et les nuits longues bénéficient d'une mue moindre et plus tardive que ceux vivants sans chauffage et sans lumière artificielle.
Dans des conditions de vie naturelles ou au plus proche de la nature, le pelage du furet est au maximum de sa beauté dès le mois de novembre. Ceci explique pourquoi, dans les élevages de mustélidés concernés par la fourrure, la récolte des peaux se fait dans le courant de ce mois de l'année. Chez les furets vivant dans les logements de leur propriétaire et dans les mêmes conditions que les humains, la mue est à son maximum au début de l'hiver (décembre/janvier).
La forte production du sous-poil pour l'hiver confère l'abondance et la densité de la toison, l'allongement du poil de garde confère pour sa part le volume de l'animal qui n'est pas uniquement dû à la prise de poids et l'augmentation des stocks de gras que celui-ci fait également en prévision des rigueurs de la mauvaise saison.
Pour ce qui est de la couleur, l'aspect général de la fourrure du furet pigmenté semble s'éclaircir l'hiver, d'une part du fait que le sous-poil prend une bonne proportion de l'ensemble du poil du furet, d'autre part parce que cela permet au putois comme au furet de mieux se fondre dans la nature et de lui offrir un meilleur camouflage. (On ne peut s'empêcher ici de penser à l'hermine même si la mue du furet pour ce qui est de la couleur est bien moindre que celle de sa cousine mustélidé). En été, a contrario, on constate un ré-assombrissement de la fourrure de l'animal, accompagné d'une perte très importante de la densité du sous-poil.
Les couleurs du poil de la tête de l'animal (chez les furets zibelines ou noirs) changent aussi, le masque se modifie bien souvent selon la saison, pouvant passer du masque en T au masque bandit par exemple.
Si l'épaisseur et la beauté du pelage dépendent bien sûr de la saison, il faut garder en tête qu'elles dépendent également de l'alimentation de l'animal. Un furet mal nourri, présentant des carences en certaines vitamines ou minéraux sera doté inévitablement d'un poil terne, rêche, cassant, peu épais allant même jusqu'à avoir l'aspect "pelé".
Les désordres hormonaux ont aussi un impact sur la fourrure et peuvent conduire à des alopécies partielles, localisées spécialement sur la queue, les flancs, le cou. Il est à noter que ces alopécies sont d'ailleurs l'un des premiers symptomes visibles qui font soupçonner l' aplasie médullaire chez la femelle ou encore des problèmes surrénaliens quelque soit le sexe du malade.
Ceci étant, force est de constater que certaines mues peuvent être très impressionnantes sans que pour cela l'animal ne soit ni malade ni malnutri. Par ailleurs, le furet de compagnie est bien souvent "aidé" par son propriétaire au moment de la forte perte de poils et que pour éviter leur ingestion avec les problèmes en découlant parfois (blocages intestinaux), le maître peut s'appliquer à épiler son furet à la main, ce qui provoque une métamorphose impressionnante de l'aspect de la bête se retrouvant en quelques heures uniquement revêtue d'un sous-poil très court. Dans la nature et sans intervention de l'Humain donc, le pelage de l'animal quelque soit la saison n'aurait jamais cet aspect-là, si clairsemé et si ras.
En conclusion : la qualité de la fourrure est le baromètre de la santé du furet et la preuve de sa bonne maintenance.
Zabou - Le 15/11/2007
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