| L’équitation classique A partir du moment où l'homme a su dompter le cheval, il ne s'en ait servi que pour les batailles et les guerres et ce jusqu'à la fin du Moyen Age. Mais, à partir du XVI ème siècle, des cavaliers soucieux d'améliorer leurs techniques de combat à cheval ont fait naître un nouvel art : l'équitation classique. L'Italie, à l'époque de la Renaissance, est au centre de cette création. Grâce à la suppression des armures, les montures ont tout d'abord été "allégées", c'est-à-dire qu'elles n'étaient plus seulement sélectionnées pour leur robustesse mais aussi pour leur vivacité et leur mobilité. De célèbres écuyers tels que Grisone et Fiashi ont alors tenté de tirer le meilleur parti possible du cheval. Pour cela, et en s'inspirant des mouvements conçus à l'origine pour les combats, ils dressèrent les chevaux à exécuter des figures précises et rapides ( croupade, cabriole, ruade...). Mais ils n'en restèrent pas là, ils publièrent également des ouvrages contenant les conclusions à leurs expériences nouvelles (ouvrages de dressage d'hippologie, de soins...). Tout s'enchaîna ensuite très vite et déjà à la fin du XVI ème siècle, de nombreuses académies s'étaient ouvertes partout en Europe puisque l'équitation d'école était devenue partie intégrante de l'éducation d'un homme de qualité. HOMMES CELEBRES NEWCASTLE (1592-1671) était un écuyer anglais qui fut longtemps considéré comme un des meilleurs sujets. Antoine de PLUVINEL (1550-1620), Salomon de LA BROUE (1552-1602), Montfaucon de ROGLES (1717-1760) Ils font parti des grands maîtres les plus célèbres. Ils apportèrent chacun, entre les XVII et XVIII ème siècles, leur touche à l'art équestre. Anecdote Le manège, lieu où s'enseigne l'équitation, vient de l'italien "maneggio", du verbe "maneggiare" qui signifie "manier". Les écuyers cherchaient en effet un lieu calme, clos et disponible pour faire travailler leurs chevaux afin que ceux-ci soient le plus concentré possible. |