| Si les fées paraissent proches des anges gardiens, il est des apparitions féminines bien moins sécurisantes, dans l’obscurité ou lorsque le brouillard flotte sur l’eau, quand la brume s’accroche aux haies. On parle alors de dames blanches. On les rencontre la nuit venue au voisinage de châteaux. A Châtelaudren, sur l’emplacement de l’ancien château des comtes de Goëlo, la belle Marguerite de Clisson continue de témoigner des luttes sanglantes qui se déroulèrent en Bretagne au cours des XIVème et XVème siècles, alors que les familles de Blois et de Montfort se disputaient le trône ducal. A Rennes, sur la place du Palais, les Demoiselles de Raynac, guillotinées pendant la Terreur, continuent de revenir certaines nuits de pluie ou de brouillard, sur les lieux de leur supplice.  Les barges des éleveurs d'huitre de l'anse de Paimpol côtoient la fée des houles du bord de mer qui viole les règles de la pudeur pour séduire les hommes.  La fée Mélusine mi-femme mi-reptile vit au château de Fougères. Le mythe de la femme serpent remonte aux temps pré-chrétiens et évoque les esprits du sous-sol, dispensateurs de bienfaits et richesses mais facilement irritables. Les fées auraient jeté leur couronnes de fleurs dans les eaux du golfe du Morbihan créant ainsi les nombreuses îles du golfe. La Mare aux Fées de Brocéliande. Les fées peuvent être bienveillantes mais elles savent aussi être dangereuses et attirer les chevaliers dans de fatales embûches. Les mégalithes furent élevées au néolithique et l'on parle encore des fées qui transportèrent les blocs de pierre dans leur tablier pour construire le dolmen allée-couverte de la Roche aux Fées. Les mégalithes furent élevées au néolithique et l'on parle encore des fées qui transportèrent les blocs de pierre dans leur tablier pour construire le dolmen allée-couverte de la Roche aux Fées. |