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| | | | | | | |  | es fontaines enchantées : celle de Barenton paraît la plus connue. Située en Brocéliande, elle “bout tout en restant froide” ; mieux, on la dit “fontaine qui fait pleuvoir”. En versant de l’eau sur la margelle, on déclencherait de gros orages ; encore faut-il posséder le tour de main magique ! l’épouvantable histoire d’un seigneur aussi puissant que violent, Conomor (ou Comorre), dit “le Barbe-Bleue breton”. De fait, sous le coup d’une prophétie qui le menaçait d’être tué par son fils, il assassina de sa main six épouses, sitôt qu’elles attendirent un enfant. Vers 550 pense-t-on, il demanda à Warock, comte de Vannes, la main de sa fille Tréphine. Afin d’éviter une guerre, le père la lui accorda et Saint Gildas bénit l’union. Sitôt que Conomor surprit sa jeune femme brodant une layette, il pensa l’égorger ; elle parvint à fuir. Le terrible mari la rattrapa sur les landes de Lanvaux et lui trancha la tête. Averti dans son ermitage de Bieuzy, Gildas accourut du bord du Blavet et ressuscita sa protégée qui donna bientôt naissance à un garçon, Trémeur. Élevé au monastère de Rhuys, l’enfant eut un jour le malheur de rencontrer son père qui le décapita sans délai. Les chevaliers du comte de Vannes réussirent enfin à éliminer l’effroyable bourreau.
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| Azenor, Dame Blanche | | | À l’autre bout de la Bretagne, Azénor, fille d’Éven, comte de Léon, et sitôt mariée au comte de Goëlo, fut si calomniée par sa marâtre que son époux la crut adultère. Il la ramena à son père qui, ulcéré, l’enferma dans la tour précédant l’actuelle, et la condamna au bûcher. Preuve de son innocence, le bois refusa de s’enflammer, mais l’affront était tel qu’on la jetta à la mer, enfermée dans un tonneau. Protégée par un ange, la jeune femme erra quelques mois sur les eaux avant d’aborder en Irlande, où elle donna naissance à un fils, Budoc. Adulte, il se fit moine, s’embarqua pour la Bretagne sur une auge de pierre et accosta à Porspoder, d’où il évangélisa le Bas-Léon. On assure qu’après des années de prédication, il fut appelé à Dol et nommé évêque. Les spectres hantent bien des endroits : une dame blanche erre dans le parc du château de Trécesson, en Campénéac, à la suite d’un meutre atroce. Vers 175O, un braconnier de la forêt de Paimpont observa de nuit des hommes qui brutalisaient une jeune inconnue en robe blanche. Elle les suppliait de l’épargner, ils l’enterrèrent vivante. Force est d’arrêter un récit qui ne saurait avoir de fin. À chacun de suivre le chemin de Bretagne, guidé par la légende, et, l’esprit allégé des certitudes commodes, d’y découvrir la nature.. Un dernier conseil avant le départ : à l’approche de tout lieu humide, pire d’une tourbière, évitez de piétiner “l’herbe d’oubli”. Aussi fréquente que peu visible, cette fougère rampante vous égarerait longuement, à moins de parvenir à retourner sinon sa veste, du moins les poches. Oui, la féerie nous suit ici comme une ombre. |  Quatre jeunes filles ayant fauté avec leurs amants ont été pétrifiées au bord de la Rance sur le lieu de leurs amours.  Esprits de la forêt, les elfes vivent toujours en forêt de Huelgoat, l'un des derniers lieux avec Brocéliande où vivent les mythes anciens. Les forêts sauvages de Bretagne abritent les êtres mysterieux, esprits de la terre et des eaux, qui viennent du fond des âges. Le château de Trécesson en forêt de Brocéliande où le fantôme de la Dame Blanche, une jeune mariée assassinée, hante la tour.  |