

Oui, mais avance vers tes frères
2 renoncer « Ou bien est-ce que moi seul et Barnabas nous n'avons pas le droit de ne pas travailler ?" Lui, Paul, il se faisait un devoir de travailler, il avait le droit de ne pas travailler au sens gagner sa vie en faisant un métier. En tant qu'apôtre, il avait le droit de demander aux brebis de pourvoir à ses besoins. Mais il se faisait un devoir de renoncer à ce droit. Il le dit un peu plus loin et je vais le lire. « Qui jamais fait le service militaire à ses propres frais ? Qui est-ce qui plante une vigne, et n'en mange pas le fruit ? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, et ne se nourrit pas du lait du troupeau ? Ces choses que je dis n'existent-elles que dans les usages des hommes ? La loi ne les dit-elle pas aussi ? » Paul énumérait ses droits en tant qu'apôtre. Et il dit un peu plus loin au verset 10 : « Dieu se met-il en peine des boeufs ou parle-t-il uniquement à cause de nous ? Oui, c'est à cause de nous qu'il a été écrit que celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain fouler avec l'espérance d'y avoir part. Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels ? Si d'autres jouissent de ce droit sur vous, n'est-ce pas plutôt à nous d'en jouir ? Mais nous n'avons pas usé de ce droit. Au contraire, nous souffrons tout afin de ne pas créer d'obstacle à l'Evangile de Christ ». C'est ce verset que je veux développer davantage parce que Paul énumère ses droits. Nous avons tous des droits en tant que chrétiens. Nous avons tous des droits dans le travail que Dieu nous a donné. Nous avons le droit d'être écoutés, nous avons le droit d'être respectés, nous avons le droit d'être aimés, je parle par nos frères et soeurs dans l'Eglise. Et si nous sommes maris par exemple, nous avons le droit d'être obéis par notre épouse. Si nous sommes épouses, nous avons le droit d'être honorées par notre mari etc. Nous avons des droits dans la Parole de Dieu. Dieu nous donne même des droits devant lui. Tu as le droit, si tu remplis les conditions, de recevoir certaines choses de Dieu : le salut, la guérison, la délivrance. C'est un droit que Dieu nous a acquis par le sang de Jésus à la croix. On peut arriver devant le Seigneur en disant : "Seigneur, j'ai rempli les conditions, j'ai le droit de recevoir de toi ce que tu m'as promis". C'est un simple droit qui est dû à la grâce de Dieu. Mais Paul dit : « Nous n'avons pas usé de ce droit, au contraire, nous souffrons tout afin de ne pas créer d'obstacles à l'Evangile de Christ ». Paul n'avait qu'un seul but en tête, c'est faire avancer l'Evangile de Christ. L'Evangile c'est la bonne nouvelle, l'Evangile, c'est le salut des païens, mais c'est aussi la sanctification de l'Eglise, l'obéissance de l'Eglise, parce que si tu annonces une bonne nouvelle aux païens, mais que toi-même tu vis comme un païen, où est l'Evangile ? Il faut que tu annonces une bonne nouvelle qui change des vies et tu vas le prouver par ta vie changée. C'est cela la bonne nouvelle que tu vas faire entendre le mieux à ceux à qui tu annonces l'Evangile. Tu annonces un évangile qui est capable par la puissance d'un Dieu vivant, de changer les vies. Et tu vas le prouver aux autres par ta vie qui a été changée. Avant, tu étais menteur ou menteuse, maintenant, tu ne mens plus. Avant, tu étais voleur ou voleuse, maintenant, tu ne voles plus. Avant, tu faisais toutes sortes de péchés parce que tu étais enfant de colère comme tous, sans Christ, sans Dieu, maintenant que tu es en Christ, tu ne le fais plus. Alléluia ! Parce que tu es une nouvelle créature en Jésus-Christ et que ça doit se voir et que ça se voit. Donc l'apôtre Paul dit : "Tous ces droits que j'ai, j'y ai renoncé et je souffre tout pour que cet évangile ne soit pas confronté à des obstacles". Le Seigneur va souvent nous demander de renoncer à nos droits ou à un droit quelconque pour que nous souffrions quelque chose qui va permettre à l'Evangile d'avancer dans la vie d'un autre. Si nous avions demandé nos droits, ça aurait été un obstacle à l'avance de l'Evangile dans une autre vie. Paul aurait pu venir devant les Corinthiens en disant : "Je suis celui qui vous ai engendrés en Christ, celui qui vous ai évangélisés, qui vous ai enseignés, j'ai le droit de recevoir de vous un salaire et je vous le demande et c'est normal. Vous le payez, vous subvenez à mes besoins". Et les autres l'auraient fait, ils auraient dû le faire naturellement sans problème. Mais Paul, poussé par le Saint-Esprit, a senti que ça pouvait être un obstacle à l'avance de l'Evangile à Corinthe. Le Saint-Esprit a poussé Jésus à renoncer à tous ses droits de Dieu vivant. Jésus a renoncé à tous ses droits. Il avait le droit de nous juger, de nous condamner, il avait le droit de nous jeter en enfer tous, à cause de nos péchés, il avait le droit de nous condamner comme des meurtriers que nous étions. Il a renoncé à ses droits en donnant sa vie pour nous faire grâce si nous acceptons son salut. Jésus a renoncé à tous ses droits. Et il a renoncé à toutes ses prérogatives de Dieu, à tout ce qui faisait sa gloire et sa puissance dans le ciel. Il a renoncé à tout pour se faire simple homme, semblable à nous, pour se mettre au rang des malfaiteurs, au rang de ceux qui sont crucifiés sur une croix (c'étaient les pires des meurtriers qu'on crucifiait). Il a renoncé à tout ça pour faire avancer l'Evangile. Qu'est-ce qui se serait passé s'il avait gardé tous ses droits ? Nous serions tous perdus. Il avait le droit de nous condamner. Il a renoncé par amour pour nous qui étions dans notre faiblesse et notre péché, il a renoncé à ses droits de Dieu justicier, pour nous faire grâce en donnant sa propre vie et en s'abaissant lui-même, jusqu'à renoncer complètement à tout ce qui aurait pu être pour lui une occasion de réclamer justice devant Dieu. Il a renoncé à tout. Il a dit : "Seigneur, que ta justice qui aurait dû s'abattre sur eux s'abatte sur moi" et il a été condamné à mort. Il a renoncé par amour. Et Paul fait la même chose ici. Il dit aux Corinthiens : "Je renonce à ces droits pour qu'il n'y ait pas d'obstacle à l'Evangile de Christ". Nous devons être sensibles à l'action du Saint-Esprit pour nous montrer quels sont jour après jour, moment après moment, les droits que nous avons, auxquels le Seigneur nous demande de renoncer. Il y en a énormément. Dans le couple, entre frères et soeurs dans l'église, nous avons beaucoup de droits. Si tu es injustement traité ou calomnié par exemple, tu aurais le droit à ce que l'on te rende justice, à ce que la vérité soit faite, à ce que des mensonges soient éliminés etc. C'est un droit. Jésus te demande d'y renoncer pour faire avancer l'Evangile. Si tu es père vis-à-vis de tes enfants, tu as le droit d'être obéi, tu as le droit d'être respecté en tant que père. Cela ne veut pas dire que tu vas maintenant renoncer à tous tes droits en tant que père pour te faire marcher sur les pieds par des enfants rebelles et désobéissants, mais ça veut dire que le Seigneur va te montrer quelquefois que tu es appelé à renoncer à certains droits pour t'humilier devant tes enfants pour que l'Evangile avance dans leur coeur. Entre mari et femme : tu as le droit d'exercer une autorité de mari sur ton épouse, dans le Seigneur bien sûr. Là, je parle toujours dans l'Esprit. Je ne dis pas que tu as le droit d'être un tyran. Tu n'as pas le droit d'être un tyran. Mais tu as le droit d'exercer une autorité qui peut être quelquefois forte, ferme, sur ton épouse ; de lui dire des vérités en face ou de lui dire des choses fermement. Tu as le droit de le faire en tant que mari. Le Seigneur te demandera de renoncer à ces droits par amour pour ton épouse qui est plus faible que toi, peut-être, puisqu'il dit : "Tu as affaire à un sexe plus faible", pour que tu laisses le Saint-Esprit lui parler directement pour lui faire comprendre ce que ton droit ne lui aurait pas fait comprendre si tu l'avais exercé, même dans l'Esprit. C'est important de comprendre ça parce que je peux exercer mon droit de direction et de commandement de mon épouse de manière charnelle, d'une mauvaise manière. Dieu n'aime pas ça et il va me corriger si je le fais. Mais même si je marche dans l'Esprit, si je suis rempli de bons sentiments et de bonnes intentions, je peux vouloir dans cet esprit-là exercer mon droit sur mon épouse en essayant de la reprendre dans l'esprit avec amour, en essayant de lui montrer qu'elle a tort, alors que ce n'est pas le moment du Saint-Esprit, et que je suis en train d'utiliser mon droit (même avec de bons sentiments) à un moment ou d'une manière qui ne va pas produire de fruit dans le coeur de mon épouse, alors que le Seigneur me dit : "Renonce à ton droit. Tu le feras plus tard" ou : "Pas à ce moment-là", ou : "Pas de la manière dont tu veux le faire maintenant, mais laisse, reste tranquille, prie, prie et fais preuve d'amour simplement. Donne l'exemple sans parole". Inversement aussi, au niveau de l'épouse, c'est pareil. L'épouse a le droit d'avoir certaines choses : le respect, l'honneur de son mari. Elle a le droit de demander certaines choses que son mari doit lui donner. Mais le Seigneur lui demandera de renoncer à ses droits pour que l'Evangile avance dans le coeur du mari, de renoncer à ses droits personnels, même s'ils sont justes devant Dieu. QLSVB