
QUELLE DESTINEE POUR MOI ? Sommaire Suis-je assez bon pour obtenir une place dans le Royaume de Dieu ? Ma religion me donne-t-elle accès au paradis ? Est-ce par mes oeuvres que j'obtiendrai le ciel ? L'homme qui venait de mourir dans ce petit village de l'Ain avait une réputation assez équivoque. De plus, étant un communiste farouche, il avait toujours refusé catégoriquement tout contact avec Dieu ou son église. Lors des mariages et des enterrements, il attendait la fin des offices à l'extérieur de l'église, pour marquer son mépris de tout ce qui était religieux. Mais cette fois il y était - tout au moins son corps - dans ce cercueil placé devant l'autel pendant que le prêtre prononçait des paroles de consolation aux membres de sa famille. Finalement, a-t-on dit, cet homme n'était pas si méchant que ça. Sans doute, le Seigneur dans son amour et sa compassion l'accueillerait dans son royaume...Comme nous raconte cette chanson populaire de Polnareff : On ira tous au paradis. Message plein de réconfort, mais...est-il un message véridique ? Nous venons de le constater, la Bible affirme clairement qu'il existe deux fins ultimes, au-delà de la mort physique : le ciel et l'enfer, et cela indépendamment de ce que nous pouvons penser ou souhaiter. Le départ d'un bien-aimé est toujours une expérience traumatisante, et il faut tout faire pour calmer les souffrances de ceux qui restent. Mais il est plus important encore de prendre au sérieux le conseil donné par le prophète Amos à sa nation : " Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu, ô Israël ! " (1) La plus grande tragédie n'est pas la mort physique ; c'est de mourir pour se trouver ensuite devant une porte fermée sur la vie éternelle. Combien les paroles de Jésus sont effroyables pour ceux qui, après avoir pensé lui plaire par leurs actes, l'entendront leur dire : " Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité " (2). Voici donc le moment de nous poser cette question tellement importante que nous avons évitée jusqu'ici : Où irai-je après avoir fini ma vie terrestre ? Quelle est en réalité l'attitude de Dieu envers moi - celle d'un Père qui accueille son enfant avec grand plaisir, ou celle d'un juge qui se voit obligé d'appliquer la condamnation requise par la justice ? M'est-il possible de le savoir avec certitude ? Quels sont les critères qui déterminent ma destinée éternelle ? Un bon père fait tout son possible pour guider et rassurer ses enfants face à leur avenir. Il semble évident alors que si Dieu aime ses créatures, il ne les laissera pas dans l'obscurité et le doute concernant ces questions si vitales. Il n'est donc pas surprenant de trouver dans la Bible, sa parole, tout ce qui est nécessaire pour bénéficier de cet héritage incorruptible qu'il prépare. Encore faut-il que nous soyons prêts à l'écouter et à prendre au sérieux ce qu'il dit ! Les écrivains du Nouveau Testament étaient tous absolument certains de posséder la vie éternelle, parce qu'ils s'appuyaient sur la réalité des promesses divines. Cette même assurance est possible encore aujourd'hui. C'est pourquoi, j'invite le lecteur à examiner, à travers ces quelques questions et leurs réponses bibliques, le bien-fondé de ses propres convictions concernant son avenir. 1. Suis-je assez bon pour obtenir une place dans le Royaume de Dieu ? La réponse de Dieu à cette question, et pour tout le monde, est Non ! L'Ecriture est formelle. Après avoir démontré par plusieurs arguments la culpabilité de l'humanité tout entière devant Dieu, Paul conclut : " Quoi donc ! sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous ... sont sous l'empire du péché, selon qu'il est écrit : Il n'y a point de juste, pas même un seul ; nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu ; Tous sont égarés, tous sont pervertis ; Il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul... " (3) Même le grand apôtre Paul ne pouvait prétendre mériter une place au ciel ! Combien moins nous les autres ! Message désagréable ? Certes ! Le monde autour de nous est assurément loin d'être tel que nous le souhaiterions, mais nous nous plaisons à croire en la bonté innée des hommes. La Bible reconnaît effectivement chez l'homme la capacité de faire le bien, principalement parce qu'il a été créé à l'origine selon l'image de Dieu. En revanche, les injustices des hommes sont beaucoup plus graves qu'ils ne veulent le reconnaître. Quand on se compare aux autres, on peut toujours trouver quelqu'un de plus mauvais que soi. Mais Dieu dit que ceux qui se mesurent à leur propre mesure, et qui se comparent à eux-mêmes manquent d'intelligence (4). Si nous comparons l'altitude des Alpes avec celle des montagnes himalayennes, ces dernières sont beaucoup plus élevées que les nôtres. Mais si nous prenons comme échelle la distance entre la terre et le soleil, les différences entre les altitudes terrestres sont vraiment minimes. Lorsque nous nous regardons honnêtement dans le miroir de la Parole de Dieu, et que nous nous mesurons selon l'échelle de sa justice parfaite, nous constatons, comme le prophète Esaïe, que " nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé " (5). De plus, Dieu juge non seulement selon les actes commis, mais il prend aussi en considération les motivations et les forces sociales, bonnes et mauvaises, dont l'influence s'est exercé sur le caractère de chacun. Finalement, face à ses exigences, je ne suis pas bien différent du pire des hommes, et je ne saurais, sur la base de mes mérites, gagner une entrée dans le royaume de Dieu. 2. Ma religion me donne-t-elle accès au paradis ? De nouveau, la réponse biblique à cette question est un Non sans ambiguïté. Jean-Baptiste, s'adressant aux autorités religieuses de son époque, les met en garde vertement contre cette fausse assurance : " Race de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc du fruit digne de la repentance, et ne prétendez pas dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham " (6). L'apôtre Paul, dans sa lettre aux Romains, montre que la religion, même celle commandée par Dieu, ne procure pas la faveur de Dieu : " Car devant Dieu, il n'y a point de favoritisme. ... Tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi. Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés. ... Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi ! Car le nom de Dieu est blasphémé parmi les païens à cause de vous, comme cela est écrit " (7). Même une lecture superficielle des Évangiles suffit pour constater combien de fois Jésus s'en prend à ceux qui s'appuyaient sur leur religion comme une espèce de garantie d'un bon accueil auprès de Dieu. Outré par la duplicité des dirigeants religieux de sa nation, il ne ménage pas ses mots : " Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un converti ; et, quand il l'est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous " (8). Décidément, toutes ces citations démontrent d'une manière claire que la géhenne (ou l'enfer) sera peuplée par un grand nombre de gens religieux. 3. Est-ce par mes oeuvres que j'obtiendrai le ciel ? Avant de mieux connaître la Bible, je le croyais. Je m'imaginais un jugement où Dieu, avec une balance, pèserait mes bonnes et mes mauvaises oeuvres. Et, puisqu'il est amour, pourquoi n'appuierait-il pas un peu sur le bon côté pour que je puisse passer... Cette fausse perspective est basée sur la conclusion que mes oeuvres me procurent du mérite auprès de Dieu, et qu'elles effacent en quelque sorte mes injustices. C'est comme si un meurtrier songeait pouvoir persuader son juge de le disculper, parce que, après tout, il avait également bien agi à certains moments. Les affirmations de la Bible sont formelles : " ...sachant que ce n'est pas par les oeuvres de la loi (les dix commandements, etc.) que l'homme est justifié, mais par la foi en Jésus-Christ, " (9) " Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est pas par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie " (10). " Il nous a sauvés, non à cause des oeuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde ", (11) La vie éternelle n'est donc pas une récompense des oeuvres, mais un don gratuit de la part de Dieu, une grâce qu'il nous offre à cause de sa grande miséricorde. Cette vérité centrale de la Bible nous amène à la quatrième question, celle qui détermine finalement notre destinée éternelle : QLSVB