| - Pourquoi les Arabes ont-ils le pétrole et les Belges les frites? - Parce que les Belges ont choisi les premiers.
Petite parenthèse: sur quel autre projet travaillez-vous actuellement? "Je travaille sur un livre d'humour, toujours! Ce serait l'humour à l'européenne. Pourquoi n'y aurait-il que les Belges qui en prennent pour leur grade? En fin de compte, les Suisses racontent des blagues sur les Italiens, les Allemands sur les Autrichiens, les Belges sur les Français...".
Revenons à votre livre, une compile de 400 histoires belges. Comment, pratiquement, avez-vous rassemblé ces blagues? "Je vais vous faire rire: elles ont été pêchées aux quatre coins de la France, mais mes enfants ont eux aussi été mêlés à ce travail. Quand on a parlé du projet de livre sur les blagues belges, ils m'ont aussitôt dit qu'eux et leurs amis en connaissaient un paquet. Et c'est vrai qu'ils en ont pêchées de très bonnes".
Nous imaginons que vous avez cependant dû faire un tri... "Il faut rester humain et correct. Toutes les blagues qui sont publiées, le sont en notre âme et conscience. En ce qui concerne feu votre Roi Baudouin, nous n'en avons retenue qu'une...". (Note de Frites.be: Qu'est-ce qui est raide, qui sent mauvais et qui excite les femmes belges? Le Roi Baudouin.)
- Qu'est-ce qu'un cannibale belge? - C'est un Belge qui mange ses frites crues.
Vous en avez beaucoup discuté, de la présence de cette blague? "Oui, bien sûr. Nous ne voulons pas déclarer la guerre à la Belgique, on ne s'appelle pas Dechavanne... Vous savez, pouvoir rire de soi c'est un signe d'intelligence, ce qui veut dire que si les Belges arrivent à rire d'eux-mêmes avec ce livre, ils ne sont pas aussi bêtes que ce qu'on veut décrire dans les blagues".
- En Belgique, qu'y a-t-il marqué sur les paquets de purée Mousseline? - Frites en poudre.
En 400 blagues, pensez-vous avoir épuisé le sujet ou pensez-vous pouvoir réaliser un tome deux? "Il y en aura toujours de nouvelles. Si on voulait faire des blagues sur votre système politique, il y aurait de quoi parler. On peut toujours trouver de nouvelles histoires belges. Un tome deux? Je ne sais pas. Peut-être dans 20 ans, mais nous n'y songeons pas du tout pour l'instant".
"Mais vous savez, l'introduction, pour nous, elle est à la dernière page, c'est un pied de nez. Nous avons ri de nous-mêmes en mettant cette formule sur la couverture: pourquoi les blagues belges sont-elles si courtes? Pour que les Français puissent s'en souvenir... C'est en même temps une façon de démontrer aux Belges que nous ne sommes pas mieux qu'eux. Nous connaissons leur humour sur les Français".
La Frite! Vous avez choisi de la mettre en avant sur la couverture de votre livre, en sous-titrant: "Le Livre qui donne la frite". Quelques mots à propos de ce choix? "Bien sûr. La frite pour nous, Français, qui ne sommes pas très évolués dans ce domaine là, c'est quand même l'emblème belge. Tout comme en Italie, ce sont les pâtes. Donner la frite, dans le jargon parisien, ça veut dire la forme. La frite est donc en couverture du livre parce qu'elle représente la Belgique et parce que c'est un livre qui est là pour provoquer le rire. Si on rit, c'est parce qu'on a la forme. On m'a demandé si je ne comparais pas les Belges aux frites, non, pas du tout. Si on a mis des petits chapeaux sur certaines frites de ma couverture, c'est pour leur donner un visage humain, mais ce n'est pas du tout pour dire que les Belges sont des frites. Nous ne considérons pas les belges comme des patates!".
Lors de votre séjour en Belgique quand vous étiez toute jeune, étiez-vous une fan des frites? "J'adorais. C'est là que j'ai découvert un péché mignon, qui me poursuit depuis des années et me fait malheureusement prendre du poids: les frites à la mayonnaise, j'adore ça. Ca me fait rire maintenant dans les MacDo de les voir servir les frites avec leur Potato Sauce; je me dis que, moi, cela fait 20 ans que je mange des frites avec de la mayonnaise!". |