Parles-moi d’Amour ! Parles-moi d’Amour, casse pas la vaisselle Endors-toi bras levés, j’hume tes aisselles ; Fragrances marines en pleine narine Nus, nous sommes las, Amour je te rumine ! Parles-moi d’Amour, ne me fais pas les poches, Des poches sous les yeux, ailleurs c’est moche ! Tournes-toi donc de l’autre bord, là tu ronfles ! Ne me mens surtout pas, ça me gonfle ! Parles-moi d’Amour, ça rime avec toujours, Que l’angelot joufflu Eros fasse un détour Du cartois tire autant de flèches folles, Pour qu’en fin de nuit j’en ai les jambes molles ! Parles-moi d’Amour sous la voûte étoilée, Du ciel que Dieu créa avant de nommer Eve ! L’homme sous le pommier n’était encor tenté, Le Créateur lui dit « Voilà ton plus beau rêve » Parles-moi d’Amour dit Adam à la Belle ! Eve s’étendit nue sur la mousse touffue ; Ainsi conçu un jour, le bambin tout dodu, On le nomma Caïn, tua son frère Abel… ! Parles-moi d’Amour, si tu veux d’Agapè C’est ainsi que les hommes tuent la fraternité ; Les être, les humains ne cessent de gésir, Il est vrai que l’amour n’est pas leur seul désir ! Parles-moi d’Amour, toi mon frère Etranger ! Afin qu’ensembles fassions un meilleur monde ! Forgeons donc des charrues au lieu de tant d’épées, En dansant tous joyeux, une éternelle ronde… ! S’achèvent à jamais les empêchés de naître La chose sous plastic, bientôt tuerait l’Amour ! La vrais responsabilité est de soi être maître, D’impuissance pilules nous guettant un jour ! Vivre dans l’Espérance, savoir se dominer, Vouloir le nécessaire pour toute humanité, Pour vivre tous debout et non agenouillés, Devant l’argent roi préférons l’Egalité ! Ajouté un jour de Noce Nous féliciterons ces jeunes jardiniers ; Qui arrosent la fleur que l’on appelle Amour Avec de l’eau vivifiante de la fidélité ! Et qu’ainsi se termine ce sincère discourt, Les cloches sonnaient à grandes envolées Pour vous unir devant Dieu vous alliez ! Afin d’être un pour toute l’éternité ! Car c’est pendant ce temps que l’on est mariés ! Plus un conseil de Papy net Vous vivrez des nuits de tempête, où le fin voilier sera moult
fois démâté ! Puis la vague se calme, se fait plus profonde. Enfin les blancs rouleaux s’espacent, mais n’en sont que plus beaux ! Puis c’est le clapotis sur le rivage des noces d’or§ Vous serez pour toujours un foyer, vivante cellule de notre humanité. Avec le friselis de l’eau, ne pas confondre avec les frissons du lit, et le soupir d’espérance dans le sourire des petits enfants ! Parfois viendra la souffrance, non subie, mais acceptée et offerte, partagée, chemin de Croix changé en chemin de Joie ! La porte de la vie s’ouvrira pour communier avec Celui qui vous bénit aujourd’hui !